High Score : L’âge d’or du gaming – 6 x 40 min Netflix (2020)

I. High Score : une série documentaire

Le 19 août 2020, sortait sur Netflix le docu-série High Score : L’Âge d’or du gaming.

Composée de six épisodes d’une durée de 40 minutes en moyenne, cette série nous propose de retracer l’histoire des jeux vidéo, en commençant par les tout premiers jeux d’arcade, sortis à la fin des années 1970, jusqu’aux évolutions technologiques des années 1990.

II. Mystery House : le premier jeu d’aventure graphique sur ordinateur

1000

Dans les années 1970, les jeux d’aventure étaient proposés sur disquette, mais leur capacité de stockage était limitée à 360 ko. Il n’y avait donc pas suffisamment de place pour stocker des images.

Un jeu sur ordinateur ressemblait donc à ça :

Pas sûre que ce jeu remporterait un grand succès de nos jours…

1000

Mais le jeu Mystery House changea ça. Ce jeu, vaguement inspiré du Cluedo, proposait des graphiques pour illustrer l’histoire. Ce qui a été possible en simplifiant les images qui n’étaient composées que de lignes.

La maison ressemblait donc à ça :

La maison du jeu Mystery House

Et la scène du crime ressemblait à ça :

La scène du crime du jeu Mystery House

Je soupçonne d’ailleurs fortement que la victime soit un ancêtre de Voldemort ! Regardez ! Il n’a pas de nez…

La vidéo ci-dessous reprend le passage de l’épisode 3 qui en parle (en anglais) :

III. Sega vs. Nintendo : la guerre des consoles est déclarée !

L’épisode 4 revient sur la stratégie de marketing mise en place par Sega pour concurrencer Nintendo.

Ci-dessous, vous pouvez retrouver une publicité dans laquelle on voit la console Mega Drive de Sega, accroché à l’arrière d’une voiture de course, alors que la console de Nintendo est accrochée à l’arrière d’un camion de lait très lent…

Un slogan accompagne également cette publicité :

Le slogan de Sega : Genesis does what Nintendon't.

On pourrait le traduire en « Genesis fait ce que Nintendo ne peut pas », en combinant la négation don’t avec Nintendo.

De toute évidence, la subtilité n’était pas vraiment leur point fort1

IV. Des imprécisions dans High Score ?

Par rapport à ce docu-série, il existe un article sur le site jeux.ca qui relève des erreurs. Si vous regardez High Score, n’hésitez pas à y jeter un œil.

V. Toujours plus de documentaires !

High Score : L’âge d’or du gaming n’est pas le premier documentaire consacré à l’univers des jeux vidéos.

1) Clique TV

Mega Drive :

la console plus forte que toi

Zelda : La saga la plus culte de l’histoire du jeu vidéo ?

Mario : du jeu vidéo à icône de la pop culture 

De 1994 à demain, le règne sans fin de Playstation

Xbox, 20 ans d’innovation

2) Sur Disney+

L’épisode 6 de la série Le monde de Jeff Godblum, disponible sur Disney+, traite de l’univers des jeux vidéos.

3) En anglais

The King of Kong retrace l’histoire de Billy Mitchell et Steve Wiebe, dans leur tentative de devenir champion du monde sur le jeu Donkey Kong.

Video Games : the movie retrace l’ascension du jeu vidéo, de l’Atari à la Xbox.

VI. Bonus :

L’instant-Où-Je-Ramène-Ma-Science-Même-Si-Personne-Ne-Me-L’a-Demandé.

Si vous regardez les épisodes en VOST, une faute d’orthographe s’est glissée dans les sous-titres…

Dans l’épisode 3, Roberta Williams, qui a travaillé sur le jeu vidéo Mystery House, déclare en anglais :

I had no idea how to start to write a game. But I think I need some big pieces of paper (11 min 40).

Le sous-titre français indique :

Je ne savais pas comment écrire un jeu. J’ai été chercher du papier.

Roberta Williams dans le doc-série High Score.

Or, employer l’auxiliaire être dans le sens de aller relève du langage familier. Il aurait donc fallu écrire « Je suis allée chercher du papier ».

Mais je rappelle par précaution que j’ai écrit un article dans lequel je présentais les fautes d’orthographe que j’ai faites pendant longtemps, donc je suis trèèès loin d’être irréprochable de mon côté également…

1 On pourra noter que, récemment, la plateforme Wix (qui permet de créer des sites Internet) a eu recours à une technique de marketing similaire en proposant une série de publicité dans laquelle elle critique ouvertement un de ses concurrents, WordPress (qui permet aussi de créer des sites). 

Par exemple, dans la publicité intitulée The Update Button of Doom, on y découvre un informaticien, au cours d’une séance de thérapie, qui avoue que WordPress le fait penser à son père absent. WordPress, sous la forme d’un homme, se met alors à bugger plusieurs fois…

Vous pouvez retrouver cette série de publicité sur YouTube. Et, à l’heure où j’écris ces lignes, la publicité The Update Button of Doom compte 480 dislikes pour 108 likes…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *