8 fautes d’orthographe que j’ai faites pendant longtemps

Ah les fautes d’orthographe… On a beau connaître certaines règles grammaticales par cœur, certaines fautes arrivent toujours à se glisser dans nos textes…

I. Mes fautes d’orthographe

Je vous propose donc de découvrir ici huit fautes que j’ai faites pendant longtemps. À chaque fois, la faute est cachée dans un texte… Vous pouvez essayer de la trouver ou regarder directement la partie sous spoiler qui s’intitule « erreur ».

Les exemples sont tirés du roman Twisted Tales Un jour ma princesse viendra de Jen Calonita en rajoutant des fautes d’orthographes.

C’est parti ! 😀

1 — Ils avaient également évoquer une chambre où la reine passée le plus clair de son temps à parler à quelqu’un – alors que personne d’autre n’entré ou ne sortait de cette pièce.

(p 31)

Ils avaient également évoqué une chambre où la reine passait le plus clair de son temps à parler à quelqu’un – alors que personne d’autre n’entrait ou ne sortait de cette pièce.

Pendant longtemps… J’étais fâchée avec la conjugaison de certains verbes. Entre l’infinitif (-er), l’imparfait (-ait) ou le participe passé (-é), ces différentes formes verbales se prononçaient de la même façon mais s’écrivaient différemment… Ce qui a pu me coûter pas mal de points lors de mes dictées…

2 — La cadette s’était immédiatement habituée à cette nouvelle vie. Elle aimait « ne faire qu’un avec la nature ». Rien ne la passionnait davantage que le défit de faire pousser une plante réticente.

(p 80)

La cadette s’était immédiatement habituée à cette nouvelle vie. Elle aimait « ne faire qu’un avec la nature ». Rien ne la passionnait davantage que le défi de faire pousser une plante réticente.

Le nom commun « défi » ne prend pas de t. L’orthographe « défit » n’est correcte que lorsqu’il s’agit du verbe « défaire » conjugué au passé simple. Raison pour laquelle le correcteur orthographique de Word n’a jamais été chagriné quand j’écrivais « un défit »…
On notera également que les noms masculins qui se terminent par le son [i] peuvent s’écrire de quatre manières différentes :
— «‑i » comme dans l’oubli.
— «‑ie » comme dans un parapluie.
— «‑is » comme dans un radis.
— «‑it » comme dans un délit.
Mais il existe aussi des terminaisons plus rares comme dans « du persil » ou un « prix ».
Bon… Du coup, on peut considérer que c’est la faute de la langue française si je faisais cette erreur, non ? 

3 – Blanche se faufila entre les arbres cauchemardesques : desséchés, décharnés, noirs comme les plumes d’un corbeau, dépourvus de feuilles. La forêt était belle et bien morte.

(p 102)

Blanche se faufila entre les arbres cauchemardesques : desséchés, décharnés, noirs comme les plumes d’un corbeau, dépourvus de feuilles. La forêt était bel et bien morte.

« Bel et bien » est un adverbe. Il reste donc invariable. Mais, entre nous… On a tous eu envie de l’accorder un jour, non ?

4 — L’un des hommes la toisa d’un air mauvais :

— Qui êtes-vous ? Que faîtes-vous chez nous ?

(p133)

L’un des hommes la toisa d’un air mauvais :
— Qui êtes-vous ? Que faites-vous chez nous ?

Pendant longtemps, j’ai voulu ajouter un accent circonflexe sur le i. Surtout que, une nouvelle fois, je ne pouvais pas compter sur le correcteur de Word… Puisque le mot « faîtes » existe aussi ! Il s’agit d’un nom commun qui désigne l’arête supérieure d’une toiture. Bon, je ne sais pas vous, mais ce n’est pas un nom que j’utilise tous les jours…

Il se trouve que je commettais aussi cette faute pour le verbe « dire ». Sauf que le verbe dire conjugué au présent ne prend pas d’accent. Il s’écrit dites. Par contre, s’il est conjugué au passé simple, il s’écrit avec un accent. Ce que Word semblait lui aussi ignorer…

5 — Croyait-il qu’elle venait le voler ? Mais elle ne faisait que reprendre ce qui était à elle. Elle avait réparé le miroir, elle l’avait entretenu. Il s’était donné à elle. Il faisait parti d’elle, désormais.

(p 154)

Je peux également vous dire que Allociné a fait cette même faute dans le synopsis ci-dessous. (Et pour ceux qui se poseraient la question, il s’agit du synopsis de Tiny Pretty Things, série que je ne pense pas regarder).

Une erreur s'est glissée dans ce texte : faire partie s'écrit avec un "e" à la fin de partie.

Croyait-il qu’elle venait le voler ? Mais elle ne faisait que reprendre ce qui était à elle. Elle avait réparé le miroir, elle l’avait entretenu. Il s’était donné à elle. Il faisait partie d’elle, désormais.

« Faire partie » s’écrit toujours avec un « e » à la fin. Peu importe le sujet qui le précède. Voilà au moins une règle facile à mémoriser !

6 — Elle imaginait déjà tout ce qu’elle pourrait faire pour rendre au royaume son lustre d’antan, le faire prospérer comme il prospérait sous le règne de ses parents. Elle redresserait les tords subis par les mineurs.

(p 253)

Elle imaginait déjà tout ce qu’elle pourrait faire pour rendre au royaume son lustre d’antan, le faire prospérer comme il prospérait sous le règne de ses parents. Elle redresserait les torts subis par les mineurs.

Là encore… Je faisais une confusion entre le verbe « tordre » et le nom « tort ». Et, une nouvelle fois, je ne pouvais même pas compter sur le correcteur de Word pour me corriger !

7 — Blanche était si bouleversée qu’elle ne s’était même pas rendue compte qu’elle avait passé ses bras autour de son cou. 

(p 283)

Blanche était si bouleversée qu’elle ne s’était même pas rendu compte qu’elle avait passé ses bras autour de son cou.

Le participe passé « rendu » dans l’expression « se rendre compte de » ne s’accorde pas avec son sujet.

8 — Blanche hocha la tête. Elle comprenait la méfiance de l’homme, au vue de leur apparence. Henri était blessé au front, et ils étaient tous les deux couverts de poussière.

Blanche hocha la tête. Elle comprenait la méfiance de l’homme, au vu de leur apparence. Henri était blessé au front, et ils étaient tous les deux couverts de poussière.

« Au vu » est un adverbe. Il est donc invariable. 

Bonus : A minima.

Si la locution adverbiale a minima est parfois utilisée dans le sens au moins, ce n’est pas correct.

Voilà la définition qu’en donne l’Académie Française :

La locution a minima s’emploie dans le domaine du droit, et se rencontre dans l’expression appel a minima, qui signifie que le ministère public fait appel pour augmenter une peine qu’il juge en inadéquation avec la faute commise. Cette locution, tirée du latin juridique a minima poena, « à partir de la plus petite peine », appartient donc à une langue spécialisée et ne doit être employée que dans ce cadre. On ne doit pas en faire un synonyme de tours comme au moins ou au minimum.

En résumé… À moins que vous ne soyez avocat, n’utilisez pas cette expression.

II. Parce que je ne suis pas la seule à faire des fautes…

Envie de découvrir d’autres fautes d’orthographe courantes ? Vous pouvez regarder la vidéo suivante, proposée par la maison d’édition Hélène Jacob.

III. Parce que la langue française, c’est subtil…

Cette vidéo, proposée par la chaîne Tedx Talks, revient sur certaines particularités de la langue française, tout en faisant preuve d’humour.

IV. Parce que les fautes d’expression, c’est drôle aussi !

Certaines traductions peuvent donner lieu à des phrases quelque peu… particulières. N’hésitez pas à aller jeter un œil sur cet article : top 25 des pires traductions.

J’avoue bien apprécier la deuxième image que je vous laisse découvrir ci-dessous…

Emballage carton d'un plat préparé qui indique : Assiette végétarienne avec la participation de légumes.

Après tout… L’important, c’est de participer, non ?

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